Traversez des rivières fraîches et parcourez les forêts sardes avant de pénétrer dans les falaises abruptes du canyon de Gorropu avec un guide local depuis Orosei. Attendez-vous à grimper sur des rochers, découvrir des plantes rares comme l’Aquilegia di Gorropu, et vivre des instants de silence inoubliables.
À peine sortis d’Orosei, notre chauffeur Paolo a commencé à nous raconter ses randos d’enfant dans ces montagnes — il nous a montré une vieille cabane de berger sur le chemin poussiéreux. Ça a tout de suite donné le ton. Ce n’était pas juste une « visite », on avait l’impression de suivre quelqu’un qui connaît ces collines comme sa poche. Arrivés au fleuve Flumineddu, j’ai hésité un instant (les pierres étaient froides et glissantes), mais Paolo a souri en disant : « Ça réveille ! » Il avait raison — mes pieds ont picoté un bon moment après avoir traversé.
Le sentier vers Su Gorropu avait un côté presque secret, serpentant entre chênes verts et buissons de genévrier. L’air avait ce parfum herbacé — de la sauge peut-être ? Ou quelque chose d’indéfinissable. Les oiseaux faisaient un boucan d’enfer au-dessus, puis tout redevenait silencieux, à part le bruit de nos pas sur les cailloux. À un moment, Paolo s’est arrêté pour nous montrer une toute petite fleur bleue — l’Aquilegia di Gorropu — apparemment unique ici. J’ai essayé de la prononcer en italien ; il a ri doucement de ma tentative. Ces petits instants restent gravés.
Quand on est enfin entrés dans le canyon… honnêtement, je ne m’attendais pas à me sentir aussi minuscule. Les parois calcaires s’élevaient à l’infini, pâles et rugueuses sous la main (j’ai touché). La lumière du soleil peinait à atteindre le fond ; tout était frais et humide alors qu’il faisait chaud dehors. On a grimpé sur des rochers pendant ce qui m’a paru une éternité — parfois à quatre pattes — jusqu’à ce que Paolo annonce qu’on ne pouvait pas aller plus loin en toute sécurité. Un silence s’est installé, juste troublé par le goutte-à-goutte de l’eau quelque part hors de vue.
Je repense souvent à ce silence. La nature sauvage de la Sardaigne s’insinue profondément dans des endroits comme le canyon de Gorropu. Le retour s’est fait dans une ambiance différente — plus légère, peut-être parce qu’on avait tous arrêté de parler pour écouter simplement le sentier sous nos pieds.
La randonnée fait environ 7 km, avec environ 4h30 de marche à l’intérieur du canyon.
Oui, le transfert aller-retour depuis l’hôtel est inclus si vous choisissez cette option lors de la réservation.
Le départ se fait depuis Orosei avant de rejoindre la vallée où débute le sentier.
La randonnée demande une forme physique au moins moyenne ; certaines sections nécessitent de grimper sur les rochers avec les mains.
Vous pourrez voir des plantes rares comme l’Aquilegia di Gorropu et peut-être apercevoir des mouflons ou des aigles royaux.
Les enfants sont les bienvenus mais doivent être accompagnés d’un adulte ; les familles doivent être à l’aise avec un terrain irrégulier.
Le déjeuner n’est pas inclus ; pensez à prendre vos encas ou repas pour la journée à Gorropu depuis Orosei.
Votre journée comprend un transfert partagé aller-retour depuis Orosei (avec prise en charge à l’hôtel si sélectionné), un guide local passionné qui vous accompagne à travers forêts anciennes jusqu’au cœur du canyon de Su Gorropu, ainsi que toute la logistique de transport pour que vous puissiez profiter pleinement de la randonnée et de la nature sauvage de la Sardaigne avant de rentrer le soir.
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